International Society for FrontoTemporal Dementia - Lille 2022 (10/2022)

Ce fut un moment éminemment attendu par la communauté scientifique et clinique intéressée par les DLFT: le congrès ISFTD 2022 qui se tenait à Lille. Notamment grâce eux efforts de Florence Pasquier, qui présidait le comité d'organisation, le congrès s'est admirablement bien déroulé. Ce fut un réel plaisir de revoir tou.te.s les spécialistes du domaine et de rencontrer celles et ceux qui prendront la relève. Le programme fut riche, avec un symposium de qualité à Paris, suivi de 3 jours de conférences à Lille. Les réunions furent nombreuses, permettant d'avancer sans Zoom ou Teams, sur des sujets importants, d'échanger, et de préparer de futures collaborations. Du côté de notre équipe, 6 posters permirent d'informer la communauté sur nos travaux divers, à Lille d'abord, à Belo Horizonte, ou au sein des consortiums tels que le NIC-FTD, RedLat ou SIGNATURE.

Soutenance de thèse de Lionel Trogneux (10/2022)

La semaine passée s'est déroulée la soutenance de thèse de médecine de Lionel Trogneux à l'Université de Lille. Cette thèse, co-dirigée par Thibaud Lebouvier et Maxime Bertoux, s'est intéressée à la caractérisation approfondie des aphasies primaires progressives vues au CMRR de Lille, et à leur classification automatisée sur les données de l'évaluation orthophonique. Bravo à Lionel qui a brillamment présenté ses travaux et répondu aux questions du jury !

Journée thématique sur les cognitions sociales (10/2022)

Le jeudi 13/10 se tiendra la première journée thématique de l'association des neuropsychologues du Nord, Nord'Opsy, dédiée aux cognitions sociales. Maxime Nivet y présentera les résultats de notre enquête nationale sur la cognition sociale en neuropsychologie française.

La cognition sociale dans les maladies neurodégénératives (09/2022)

Cette semaine sort le dossier "La cognition sociale dans les maladies neurodégénératives: définitions, fonctions, symptômes, bases neurales et évaluation", écrit par Maxime, qui fait la une (!) de la revue Neurologies. Merci à Thibaud pour sa relecture attentive !

Déconstruire 3 mythes sur la cognition sociale (09/2022)

Invité à parler au XVII congrès de la Société Latine-Américaine de Neuropsychologie, un prestigieux congrès ayant lieu cette année à Montevideo en Urugay, Maxime est intervenu dans le symposium "Cognition Sociale: un marqueur neuropsychologique émergent", proposant une conférence destinée à déconstruire trois mythes fréquents relatifs à ce domaine cognitif.

Expert français de la DFT ? (09/2022)

Il y a un an, à l'occasion de la Journée Mondiale Alzheimer, ExpertScape informait Maxime qu'il était considéré comme le premier expert français de la démence frontotemporale par leur entreprise, dont les algorithmes établissent des classements d'expertise en fonction des publications scientifiques passées. Ces classements pourraient ensuite être utiles aux médias ou aux compagnies privées nécessitant une expertise sur un sujet particulier. Maxime est aussi dans le top 0,22% mondial des auteur.ice.s travaillant sur la DFT, et présent dans d'autres classements (1% mondial) relatifs à la maladie d'Alzheimer, aux maladies neurodégénératives, à la neuropsychologie, au lobe frontal, aux tests et théories psychologiques et à la théorie de l'esprit. Si aucun algorithme ne saurait réellement prouver la supériorité d'une expertise sur une autre, et si de tels classements sont quelque peu hasardeux, les preuves de reconnaissances sont toutefois toujours appréciées !

Reconnaissance des émotions faciales et mentalisation dans la paralysie supranucléaire progressive (09/2022)

La Paralysie Supranucléaire Progressive, ou PSP, est une maladie neurodégénérative qui entraîne des troubles de la marche, de l'équilibre et des mouvements oculaires. Les troubles moteurs étant au premier plan de cette maladie progressive, la recherche a pris du retard pour décrire les éventuels troubles cognitifs qui la caractérisent également. Pourtant, en clinique, on retrouve de nombreux symptômes communs chez les patient.e.s avec une PSP et chez ceux et celles avec une variante comportementale de la dégénérescence frontotemporale. Ces deux maladies sont souvent rapprochées, y compris au niveau génétique et neuropathologique, mais elles n'ont été que très peu comparées sur le plan de la cognition sociale. Avec l'équipe de Paulo Caramelli et Léonardo de Souza, nous avons souhaité comparer le profil de ces deux maladies en cognition sociale et l'atrophie cérébrale corrélant avec ce domaine. Nous montrons de grandes similarités entre ces deux maladies, démontrant ainsi que la PSP est également concernée par des troubles de la cognition sociale, en lien avec une atrophie corticale.

En écho à nos travaux, un appel à donner plus d'importance à la cognition sociale (07/2022)

Être citée permet à une équipe scientifique d'avoir une idée de son impact et de la pertinence de ses travaux. Les citations de Skye McDonald sont particulièrement apprécies étant donnée l'importance de cette chercheuse dans le domaine de la cognition sociale. Dans un article récent, elle et ses collègues partagent notre constat en citant notamment les résultats de notre consultation nationale. Ce constat, c'est celui d'un désintérêt ou d'une négligence de nos collègues psychologues et médecins pour l'évaluation de la cognition sociale et émotionnelle, au dépend des patient.e.s et de leur entourage.

Les Neuromythes sont à la mode (06/2022)

Maxime a répondu aux questions de Sciences Humaines dans le contexte d'un article sur l'apport des neurosciences en éducation. Plus précisément, il a pointé en quoi certain.e.s influenceur.se.s, sans formation en psychologie ou en neurosciences, pouvaient parfois teinter de "neuromythes" leurs écrits sur l'éducation positive. Cerveau reptilien, opposition entre raison et émotion, localisationisme simpliste, l'appel aux (mauvaises) neurosciences pour crédibiliser des discours infondé est à la mode.

Conférence sur la cognition sociale (05/2022)

Dans le cadre du DIU MA2, le diplôme national transdisciplinaire ouvert aux médecins souhaitant se spécialiser dans la prise en charge des maladies de la cognition, Maxime a été invité à donner une conférence sur la cognition sociale et l'intérêt de sa mesure dans les maladies neurodégénératives. Concepts, définitions, approches, théories revisitées et résultats cliniques ont été présentés en 1h.

Emotions: entre affect et concept (04/2022)

Maxime a été invité par la Société Française de Neurologie à donner une conférence aux Journées de Neurologie de Langue Française, dans le cadre du "best of" de la neurologie française, sur son article concernant la validation clinique des modèles constructionnistes des émotions, et les interactions cognitives et anatomiques entre affects et concepts pour la reconnaissance des émotions.

Cognition Sociale & Neuropsychologie Française (04/2022)

Les réponses de 502 participant.e.s, neuropsychologues ou étudiant.e.s en Master de Neuropsychologie, ont été analysées pour déterminer comment les professionnel.le.s de la neuropsychologie envisagent ce domaine essentiel de la cognition, quels sont les symptômes qui lui sont attribués en cas de défaillance, et quels sont les tests utilisés en France pour sa mesure. Nous nous sommes également intéressés à la formation et au niveau d'assurance des neuropsychologues à l'égard de l'évaluation et de la rééducation de ce champ cognitif. Les résultats sont désormais disponible en ligne !

Les résultats de la consultation nationale sur la cognition sociale bientôt publiés ! (04/2022)

En 2020, nous lancions avec l'OFPN une consultation nationale pour déterminer les pratiques actuelles, les représentations et les besoins liés au champ de la cognition sociale en neuropsychologie française. Retrouvez ici l'article bientôt publié dans Applied Neuropsychology: Adult (en anglais).

L'influence de la culture sur la mesure de la cognition sociale (03/2022)

Plus de 100 collaborateur.ice.s ont participé à cette large étude internationale que notre équipe coordonnait et qui visait à estimer l'influence de la nationalité des participant.e.s dans la mesure de la cognition sociale. Après 8 ans de travaux et 587 participant.e.s inclus.e.s à travers 18 centres de 12 pays, l'étude, qui rapporte qu'une variation de plus de 20% de la performance neuropsychologique à des tests traditionnels de cognition sociale peut être attribué aux différences de nationalités, sera bientôt publiée dans le journal Neuropsychology. Lisez l'article accepté ici !

Cognition Sociale : nouvelle édition 2022 (02/2022)

L'article de revue "Cognition sociale" paru en 2016 dans le traité EMC (Encyclopédie Médico-Chirurgicale) - Neurologie a été lu plus de 12.000 fois en ligne sur ResearchGate, une réussite pour un article francophone. C'est donc avec joie que Maxime a accepté d'écrire la version 2022 de "Cognition sociale", pour le traité EMC Neurologie, qui paraît aujourd'hui en ligne. A lire pour une introduction critique à ce grand domaine et se préparer au mieux à son évaluation clinique.

Un financement précieux pour nos travaux (12/2021)

Nous sommes infiniment reconnaissant à France Alzheimer, à son comité de sélection et aux expert.e.s étranger.e.s qui nous ont attribué, après évaluation, la somme de 93 000 euros pour financer nos recherches concernant la validation de nouveaux outils neuropsychologiques d'évaluation de la cognition sociale. Grâce à cette somme, nous pourrons notamment financer des examens neuropsychologiques et IRM pour les participant.e.s de notre projet et mener à bien ce projet de recherche. Merci !

Intéroception & cognition sociale (12/2021)

L'étude de Florent, focalisée sur les mécanismes de prédiction à l’œuvre dans les mesures d'intéroception et de cognition sociale, a été acceptée dans la revue anglaise Pain Management. Nous montrons dans cet article une moindre capacité à prédire et identifier les signaux physiologiques normaux dans la lombalgie chronique, comparativement aux participant.e.s contrôles, ainsi qu'une fragilité des capacités de mentalisation. Nous discutons de l'intérêt de ces résultats pour la prise en charge de la douleur chronique.

Lésions cérébrales covid vs Alzheimer (11/2021)

Maxime a répondu aux questions de CheckNews, les fact checkers du journal Libération, au sujet de la polémique lancée par G. Deray dans l'émission C à vous lors du 24 novembre, au cours de laquelle il comparait les lésions cérébrales d'enfants atteints de covid aux lésions observées dans la maladie d'Alzheimer. Une comparaison malheureuse, contredite par les récentes études de neuroimagerie.

Intéroception (10/2021)

L'intéroception est une fonction encore peu connue, qui permet l'évaluation et la prédiction de notre activité physiologique. Elle est impliquée dans tout ce qui entraîne une modification de notre activité corporelle interne et donc dans notre vie émotionnelle. Maxime a eu le grand plaisir de superviser Florent El Grabli dans sa thèse de médecine puis lors de son mémoire de spécialisation médicale, qui portaient sur l'étude des capacités intéroceptives et leur lien avec la cognition sociale dans la douleur chronique. Les résultats de cette étude, conduite au centre de la douleur du CHU de Lille auprès de participant.e.s souffrant de lombalgie chronique seront (nous l'espérons !) bientôt publiés... En attendant une news associée, bravo à Florent, désormais algologue, pour son travail exemplaire.

Pour une neuropsychologie sociale (10/2021)

François et Maxime publieront très prochainement, dans "Les Cahiers de Neuropsychologie Clinique", un article à destination des neuropsychologues et étudiant.e.s dans lequel ils pointent les limites de l'approche neuropsychologique actuelle et prônent le développement d'une neuropsychologie sociale, qui tiendrait davantage compte à la fois des retentissement sociaux des troubles cognitifs et de l'évaluation des fonctions spécifiques qui permettent les interactions sociales. Dans cet article didactique, ils exposent rapidement la façon dont est conceptualisée et opérationnalisée la cognition sociale, certaines contradictions conceptuelles qui empêchent son développement, puis exposent les limites et grands défis associés à ce champ de recherche et de pratique.

La Fondation Alzheimer relaie nos travaux (10/2021)

Un peu tardivement, nous découvrons que la Fondation Alzheimer a relayé nos travaux sur la capacité de l'amnésie à prédire la pathologie Alzheimer dans le cerveau. Elle y consacre un article dans ses "Actualités", reprenant nos recommandations publiées dans Neurobiology of Aging en 2020 d'élargir et d'enrichir les évaluations neuropsychologiques.

En parallèle, notre article est le sujet d'un mini-podcast du Pr. Philippe Amouyel, directeur de la Fondation Alzheimer:
https://www.fondation-alzheimer.org/la-perte-de-memoire-nest-pas-synonyme-dalzheimer/

Prédiction de la pathologie cérébrale dans les dégénérescences frontotemporales par la neuropsychologie (09/2021)

C'était aujourd'hui au tour de Khadija Hamouali de rendre son mémoire de M1, supervisé par Maxime (et Thibaud Lebouvier), portant sur une tentative de prédire la pathologie DLFT sous-jacente par l'analyse du profil mnésique en début de maladie. Prédire la pathologie cérébrale, c'est pouvoir administrer les bons traitements, tôt dans le parcours de soin des patient.e.s. Cet enjeu devient de plus en plus capital au fur et à mesure que les essais thérapeutiques se développent. Analysant retrospectivement le profil mnésique de 59 patient.e.s dont l'autopsie a démontré la présence d'une pathologie DLFT au premier plan, Khadija a cherché les correspondances avec les différentes formes pathologiques FUS, Tau 3R PiD, Tau 4R AGD, DCB, PSP, et TDP-43 A, B et C. Une variabilité importante sur le plan de l'atteinte des fonctions de la mémoire s'observe dans chaque forme pathologique, rendant la prédiction d'une pathologie spécifique impossible à l'heure actuelle et dans la limite de ces données. Ces résultats confirment nos recherches antérieures : de nombreux patient.e.s avec une DLFT souffrent en effet de problèmes de mémoire à long terme. Ils indiquent également que considérer seulement un test cognitif ne permet guère de prédire une pathologie en particulier. Nos efforts doivent donc se poursuivre!

Navigation spatiale & diagnostic précoce des maladies neurodégénératives (07/2021)

Bravo à Ana-Maria Dascalita, Laura Gaubert, Caroline Laborde pour la réalisation et la soutenance réussie de leur mémoire de DIU que Maxime a eu le plaisir de diriger. Dans le cadre de ce travail, ces médecins devaient étudier la faisabilité d'un nouveau test de dépistage d'un trouble précoce et fréquent dans les maladies d'Alzheimer et apparentées: les difficultés d'orientation spatiale. Grace au travail d'Ana-Maria, Laura et de Caroline (et de Thierry Rosolacci) avons pu administrer un nouveau test développé dans l'équipe à 67 participant.e.s, tester les limites de notre test, sa sensibilité et sa spécificité, notamment à la maladie d'Alzheimer. Première étape indispensable dans la validation de ce test, nous avons hâte de poursuivre ce travail et de le diffuser!

Prédiction et classification accrues des maladies neurodégénératives par la cognition sociale (06/2021)

Notre équipe s'est impliquée dans une étude internationale réalisée auprès de 223 participant.e.s, visant la prédiction et la classification de la dégénérescence frontotemporale, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson en utilisant les données neuropsychologiques et de neuroimagerie. Notre article, publié dans le Journal of Alzheimer Disease, montre que les mesures de cognition sociale, et notamment la mini-SEA, permet une prédiction et une classification précise de ces maladies, et que cette classification se confirme avec le profil d'atrophie et de dysfonctionnement cérébral fonctionnel propre à chaque maladie. Bravo à Agustin Ibanez, Sol Fittipaldi et Sandra Baez, les auteur.ice.s principaux de ce joli papier.

Cycles d'information et de soutien aux proches de personnes touchées par une DLFT (06/2021)

Animés par Florence Lebert, psychogériatre spécialiste des DLFT à l'EPSM des Flandres (Bailleul) et au CHU de Lille, les cycles d'informations et de soutien aux proches de personnes touchées par une dégénérescence frontotemporale permettent d'informer les proches sur ce qu'est la maladie, d'expliquer les changements de comportement, d'identifier des moyens d'actions ou de communication avec son proche, et de faire le tour des aides disponibles pour les patient.e.s et les aidant.e.s. Maxime y participera et expliquera notamment les troubles du comportement, l'apathie et le manque d'empathie, à la lumière des derniers résultats neuroscientifiques. Il répondra également aux questions des familles.

L'INSCD au MIT chez Rebecca Saxe (06/2021)

Antoine Coutrot (CR CNRS, LIRIS, Lyon), avec qui l'équipe a la chance de travailler depuis quelques mois, va présenter notre étude cross-culturelle de la cognition sociale au Saxe Lab du MIT, le laboratoire de Rebecca Saxe, dans le cadre d'une conférence sur les différences culturelles en neuropsychologie. Notre étude, effectuée au sein de l'INSCD, a analysé les performances de participant.e.s contrôles de 12 pays à deux tests évaluant les émotions faciales et la théorie de l'esprit. Mettant en évidence d'importantes variations, notre étude permet une critique appuyée de l'approche universaliste et de la sur-généralisation des résultats en neurosciences. Bravo Antoine, et merci !

La mini-SEA a désormais ses normes françaises (12/2020)

Développée de 2006 à 2012, la mini-SEA fut publiée en 2012 dans le Journal of Psychiatry, Neurology & Neurosurgery, puis chez de Boeck - Solal en 2014 après une diffusion libre et massive aux collègues francophones. S'imposant depuis comme un outil clinique de référence dans de nombreux pays, il manquait néanmoins à la mini-SEA de vraies valeurs de référence établiées dans la population française. C'est chose faite, puisque François et Maxime, avec la participation de Sonia Michalon et Frédéric Blanc, publient dans La Revue de Neuropsychologie, la validation de l'outil auprès de 150 personnes français.e.s.

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03048281/document

Caractéristiques et progression des patient.e.s avec une dégénérescence frontotemporale (12/2020)

Créé dès 1989 et enrichi jusqu'à devenir Méotis, le réseau des Hauts de France fut le premier réseau Alzheimer français, pionnier dans l'organisation collaborative des soins et de la transdisciplinarité. Dans cet article, publié dans Alzheimer's Research & Therapy, nous participons à l'analyse de la base de données du réseau initiée par Thibaud Lebouvier, Florence Pasquier et Mélanie Leroy, pour mieux caractériser les patient.e.s avec une DLFT. Au sein du réseau, la DLFT représente 2.6% de toutes les causes de maladies neurodégénératives à expression cognitive. Comparativement à la maladie d'Alzheimer, les patient.e.s avec un syndrome de langagier ou comportemental de DFT ont une errance diagnostique plus longue, sont diagnostiqué.e.s plus tardivement et recoivent plus de traitements anti-dépresseurs, anxiolitiques ou anti-psychotiques, bien qu'ayant une progression plutôt similaire.

https://alzres.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13195-020-00753-9

Des théories néo-darwiniennes d'Ekman à l'approche constructiviste des émotions de Barrett (12/2020)

Invité par "La Revue de Neuropsychologie" à donner son "Point de Vue" sur les émotions, Maxime évoque le passage, dans le paysage de la psychologie scientifique, des théories néo-darwiniennes aux théories constructivites. Sans revenir à la tabula rasa de John Locke, nous admettons progressivement que notre culture joue un rôle dans notre perception des émotions.

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03032114/document

Notre compréhension des pensées ou des émotions d'autrui est façonné par notre culture (08/2020)

Le premier travail issu du International Network on Social Cognition Disorders (INSCD) est maintenant disponible en preprint ! Nous, 57 chercheur.se.s du réseau INSCD, avons comparé la performance en cognition sociale de populations issues de pays "WEIRD" (Western Educated Industrialized Rich & Democratic) et non-WEIRD au sein d'une grande étude internationale. Nous observons des différences massives entre les pays, expliquant >20% de la variance retrouvée à deux tests phares de cognition sociale, même en contrôlant les différences d'âge, de genre, d'éducation et de langues. Au delà de l'interprétation que nous faisons de ces différences, nous discutons du problème de l'approche universaliste et de la sur-généralisation des résultats en neurosciences.

https://psyarxiv.com/tg2ay/

La construction des émotions (08/2020)

Depuis Darwin, il est généralement admis que les émotions sont des expériences biologiques, distinctes les unes des autres, innées et universelles. Mais le développement d'une vision constructionniste des émotions, notamment par Lisa F Barrett & Kristen Lindquist, nous a fait revoir notre copie : les émotions ne seraient-elles pas plutôt des états qui s'enrichissent tout au long de notre vie, selon nos expériences et notre environnement ? Nous avons cherché à répondre à cette question par l'évaluation neuropsychologique et de neuroimagerie approfondie d'une maladie rare : la variante sémantique de la dégénérescence frontotemporale (aussi appelée "démence" sémantique), caractérisée par une désintégration des connaissances conceptuelles. Nous avons ainsi observé un trouble de reconnaissance des émotions et des erreurs de valence (la nature positive ou négative des émotions), ainsi qu'une perte de la mémoire des concepts émotionnels. De plus, nous avons relevés des liens étroits entre ces dysfonctions cognitives, corrélées à l'implication conjointe d'un même réseau neuronal "affectif" et "conceptuel". Cela nous permet d'apporter, dans la revue Brain, une preuve vibrante et unique de la théorie des émotions construites. Reconnaître une émotion, c'est aussi se souvenir du sens qu'on lui attribue.

L'amnésie est elle spécifique à la Maladie d'Alzheimer ? (07/2020)

C'est ce qui semble avoir été établi depuis vingt ans, ce qui a grandement facilité le diagnostic de la maladie d'Alzheimer et sa reconnaissance auprès des médias et du grand public. Nous avons voulu répondre à cette question clinique en confrontant l'amnésie au plus haut niveau de certitude diagnostique existant: l'analyse de la pathologie présente dans le cerveau. Notre étude, en collaboration avec les centres hospitaliers de Paris-Salpêtrière, Marseille-La Timone, Bordeaux, Rouen et Nantes et la banque cérébrale Neuro CEB, montre une correspondance limitée entre la présence d'une amnésie et la présence d'une pathologie Alzheimer dans le cerveau. En bref, 1 patient.e sur 3 avec maladie d'Alzheimer ne présente pas d'amnésie au début de sa maladie (sans pour autant avoir une présentation atypique) et, au contraire, 1 patient.e sur 2 sans maladie d'Alzheimer présente une amnésie modérée ou sévère. L'amnésie, considérée comme un symptôme isolé, ne permet donc pas d'orienter le diagnostic avec précision. Les conséquences sont importantes puisque les autres maladies neurodégénératives restent mal ou sous diagnostiquées, et inconnues du grand public. Notre article insiste sur l'abandon de cette heuristique clinique simpliste (amnésie = Alzheimer), la nécessité d'une évaluation multidisciplinaire experte, l'abandon des tests de screening médicaux pour la mémoire (5 mots) au profit d'une évaluation neuropsychologique complète, et l'importance du don de cerveau pour faire avancer la recherche.

https://doi.org/10.1016/j.neurobiolaging.2020.07.011

LEPTOB : une étude lancée depuis quelques mois sur la leptine et l'appétit (05/2020)

Coordonnée par Vincent Florent, l'étude LEPTOB se tient au CH d'Arras. Là encore, l'équipe de SCANN est venue livrer son expertise pour proposer une batterie d'évaluation cognitive adéquate, en lien avec la thématique de l'étude. Jusqu’à ce jour, certains facteurs du contrôle du poids ne sont toujours pas connus. La leptine est une hormone qui réduit l’appétit principalement grâce, à son action au niveau du cerveau. Elle est fabriquée par le tissu graisseux donc plus il y en a, plus la leptine augmente. Pourtant, chez les personnes obèses, ayant donc davantage de tissu graisseux, l’appétit n’est pourtant pas réduit et le poids ne diminue pas pour autant. Plusieurs études menées chez la souris ont démontré que la leptine était moins bien transportée au niveau du cerveau chez les souris obèses que chez les souris de poids normal. La Metformine utilisée à ce jour dans le diabète de type 2 chez l’humain, a montré qu’elle rétablissait le passage de la leptine au niveau du cerveau chez la souris. Le but de l'étude est donc de démontrer que la Metformine agit sur le passage de la leptine dans le cerveau humain. Pour cela, des tests neuropsychologiques sont donc adminitrés, ainsi qu'une IRM cérébrale.

Tanycytes, Maladie d'Alzheimer et Dégénérescences Fronto Temporales (03/2020)

SCANN s'associe à l'étude BioWATCH de Vincent Prévot, dans une phase clinique supervisée par Thibaud Lebouvier. Connaissez vous les tanycytes ? Ces cellules spécialisées exercent le transport entre l'éminence médiane de l'hypothalamus et le liquide cérébrospinal. Les tanycytes sont essentiels pour permettre aux hormones métaboliques d'accéder au cerveau. Des mécanismes comme faim et satiété en dépendent. L'étude pose la question de savoir si cette fonction de transport de signaux métaboliques est perturbée dans la maladie d'Alzheimer et la dégénérescence fronto-temporale. Si oui, cette dysfonction est-elle à l'origine des troubles alimentaires observés dans la DFT ? Ou sont-ils multi-factoriels, également liés à une altération du circuit de la récompense et des fonctions permettant de contrôler nos comportements ? C'est ici que SCANN intervient, proposant une batterie d'évaluation axée sur la récompense, la cognition sociale et émotionnelle et la prise de décision.

Annulation du Séminaire 4 du DIU MA2 (03/2020)

Le Séminaire 4 du Diplôme interuniversitaire "Diagnostic et prise en charge des maladies d’Alzheimer et apparentées", axé sur les dégénérescences fronto-temporales, qui devait se dérouler en Mai et au cours duquel un enseignement sur la Cognition Sociale aurait du être dispensé par Maxime est annulé.

6ème Rencontre Chercheur·se·s-Praticien·ne·s (03/2020)

François donnera la conférence : "Qu'est-ce que la cognition sociale ? Théories et pratiques" dans le cadre de la 6ème Rencontre Chercheur·se·s-Praticien·ne·s en Neuropsychologie, organisée par l'Université de Lille (SCALAB & Master PPNSA). Il présentera en avant première quelques résultats de notre enquête et deux trois travaux en cours qui valent le déplacement !

Cognition sociale & Neuropsychologie française (02/2020)

Sous l'égide de l'Inserm et en partenariat avec l'Organisation Française des Psychologues spécialisé·e·s en Neuropsychologie, notre équipe lance une enquête nationale à destination des neuropsychologues et des étudiant·e·s souhaitant le devenir pour interroger connaissances, pratiques et croyances dans le domaine de la cognition sociale. Vous pourrez retrouver les résultats de l'enquête sur notre site en attendant leur publication.

Et si vous n'avez pas encore participé :

Enquête à destination des psychologues, neuropsychologues

Enquête à destination des étudiant·e·s en Master de Neuropsychologie

De la cognition sociale infusée dans une étude sur la caféine (12/2019)

SCANN est partenaire de l'étude CAFCA, portée par Thibaud Lebouvier et David Blum, qui vise à étudier les effets de la caféine sur les fonctions cognitives de patient·e·s atteint·e·s de maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré. La caféine, connue pour améliorer les fonctions attentionnelles, la vitesse d’action ou la vigilance, a été auparavant testée chez des modèles de souris. Il avait alors été montré qu’elle pouvait en partie corriger un déficit cognitif ainsi que la dérégulation de l’axe corticotrope (incluant l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes corticosurrénales), deux aspects observés dans le vieillissement et la maladie d’Alzheimer. Plutôt que de tester la mémoire par une liste de mots, nous avons proposé une évaluation de la mémoire sociale et affective. Premières inclusions en 2020.

La morphologie des sillons dans la maladie d'Alzheimer (07/2019)

Que trouve-t-on entre les gyri d'un cerveau ? Des sillons. Dans une nouvelle étude, Maxime et les équipes du CEA et de l'hôpital Sainte-Anne, montrent qu'un accroissement de la largeur des sillons et une diminution de l'épaisseur corticale de part et d'autres des sillons temporaux et pariétaux sont observés dans la maladie d'Alzheimer. Sensibles à l'avancée de la maladie, ces altérations sont en outre corrélées avec le déclin cognitif. Une étude "preuve de concept", montrant le potentiel des méthodes d'extraction des mesures morphologiques des sillons corticaux dans la prédiction diagnostique, le suivi et la médecine personnalisée.

https://doi.org/10.1016/j.neurobiolaging.2019.07.015

Marqueurs psychologiques et cognitifs de la dégénérescence Fronto Temporale (06/2019)

Maxime s'associe avec Andreas Johnen, neuropsychologue allemand, pour discuter des difficultés pratiques et des controverses scientifiques, psychologiques et médicales, concernant le diagnostic des dégénérescences fronto temporales. En plus d'un guide critique du diagnostic, le chevauchement avec la psychiatrie, les derniers développements sur la cognition sociale, l'apraxie et l'intéroception y sont discutés, de même que les principaux défis de la neuropsychologie moderne dans le champ des maladies neurodégénératives.

https://doi.org/10.3389/fneur.2019.00594

"La cognition sociale", un mooc sur le site de l'université de Lille

Un Mooc sur la Cognition Sociale à destination des orthophonistes (05/2019)

Le mémoire de dernière année d'orthophonie de Justine Piquet visait la création d'un Mooc sur la cognition sociale à destination des orthophonistes. Le document pédagogique, sous forme d'une vidéo et d'un diaporama, a été mis en ligne sur le site de l'Université. Via un questionnaire mis au point avec l'équipe SCANN, Justine a pu sonder des orthophonistes sur leurs connaissances en "cognition sociale", notamment dans les maladies neurodégénératives, avant et après le visionnage du Mooc.